7 étapes clés pour réussir son archivage en entreprise

Archivage de documents en entreprise

Réussir son archivage en entreprise repose sur une méthode structurée et non sur une accumulation de documents. Ces 7 étapes clés permettent d’aborder la gestion documentaire de façon systématique, depuis l’évaluation initiale jusqu’à la mise en place d’un dispositif de formation durable.

Les 5 points à retenir

 

L’archivage en entreprise concerne tous les documents — juridiques, comptables, RH, commerciaux — et constitue une obligation légale à laquelle nulle organisation ne peut se soustraire.

La première étape détermine le reste du projet : évaluer correctement les besoins spécifiques de l’entreprise conditionne la pertinence du plan d’archivage, le choix des supports et l’organisation des accès.

Identification et authentification des archives sont fondamentales : un document mal référencé est un document pratiquement inutilisable en cas de contrôle ou de litige.

La sécurité physique et numérique doit être intégrée dès la conception du système d’archivage, et non traitée comme un ajout secondaire.

L’externalisation et la formation constituent les deux dernières étapes qui assurent la pérennité du système et son adaptation aux évolutions légales et technologiques.

Qu’est-ce que l’archivage en entreprise et pourquoi est-il obligatoire ?

L’archivage en entreprise consiste à classer, stocker et gérer efficacement les documents et les données de l’organisation, qu’ils soient physiques ou numériques. Il concerne pratiquement tous les papiers juridiques, administratifs, financiers, comptables, commerciaux et de gestion des ressources humaines.

C’est d’abord la loi qui oblige les entreprises à observer une durée légale de conservation de leurs documents. Cette obligation vise à garantir la transparence et l’intégrité des opérations, notamment en cas de contrôle fiscal, de litige ou de procédure judiciaire. Pour comprendre comment cette obligation s’organise en pratique, il est utile de se référer aux 4 grandes étapes de l’archivage de documents qui structurent le cycle de vie de toute archive.

L’archivage en entreprise est bien plus qu’une contrainte légale : c’est un atout opérationnel. Un système d’archivage efficace améliore l’accès à l’information, réduit les délais de réponse aux demandes clients et aux contrôles, et préserve la mémoire de l’entreprise.

Ce que couvre concrètement l’archivage en entreprise

La gestion des archives englobe l’intégralité du cycle documentaire : de la création du document à sa destruction ou à son classement définitif. Une archive est un document ou un ensemble de documents produits par une personne physique ou morale dans le cadre de son activité et conservés pour leur valeur informative et probatoire.

Les archives permettent notamment de conserver la mémoire de l’entreprise, d’assurer la preuve de ses droits et obligations, de répondre aux obligations légales et réglementaires, et de valoriser le patrimoine documentaire de l’organisation.

Étape 1 : évaluer les besoins spécifiques de l’entreprise

La première étape consiste à analyser précisément les besoins de l’organisation en matière d’archivage. Cela passe par un inventaire des types de documents produits, une estimation des volumes, l’identification des obligations légales applicables et la définition des fréquences de consultation.

Les principales questions à se poser à ce stade sont les suivantes :

  • quels documents l’entreprise produit-elle et lesquels sont soumis à une obligation légale de conservation ?
  • quels volumes d’archives sont à traiter par service et par année ?
  • quelles durées légales s’appliquent à chaque catégorie de documents selon le Code du travail, le Code de commerce et le Code général des impôts ?
  • qui consulte les archives, à quelle fréquence et dans quels délais de restitution ?
  • quels risques — incendie, inondation, vol, accès non autorisé — pèsent sur les archives stockées en interne ?

Pour approfondir cette étape, notre guide pour l’entreprise sur l’évaluation des besoins d’archivage détaille la méthodologie d’audit et les phases de mise en œuvre du plan d’archivage.

Étape 2 : identifier et authentifier les documents à archiver

Cette étape est fondamentale et souvent sous-estimée. Elle permet de déterminer l’authenticité des données à classer et de s’assurer que chaque document archivé dispose des métadonnées nécessaires à son identification future.

Comment bien identifier les documents d’archives ?

L’identification implique de noter la date de création, le type de document, son service émetteur, son importance et toute information contextuelle pertinente. Un inventaire précis avec métadonnées (date, source, référence) est établi pour chaque lot de documents.

La durée légale de conservation doit être déterminée à ce stade. Voici un rappel synthétique des principales obligations selon le type de document.

Type de document Durée légale Référence
Pièces comptables 10 ans Code de commerce
Contrats commerciaux 5 ans Code civil
Bulletins de paie 5 ans Code du travail
Documents fiscaux 3 à 6 ans Code général des impôts
Registre unique du personnel 5 ans après départ du salarié Code du travail
Contrats électroniques ≥ 120 € 10 ans Code de la consommation

La responsabilité de la gestion des archives incombe en premier lieu au chef d’entreprise, qui peut déléguer à un responsable des archives.

Étape 3 : mettre en place le stockage des archives

Le choix du support et des conditions de stockage conditionne directement la pérennité des archives. Pour un archivage physique, une salle dédiée doit être prévue, suffisamment spacieuse et conformément équipée.

Quels instruments de stockage choisir ?

Les instruments de stockage se répartissent en deux catégories principales : le mobilier dédié (armoires de rangement, rayonnages, racks, palettes) et les contenants (boîtes d’archives, chemises, conteneurs avec codes-barres pour assurer l’anonymat et la traçabilité des documents).

Pour un archivage numérique, les supports à envisager comprennent les serveurs internes sécurisés, les solutions cloud conformes aux normes en vigueur, et les supports externes redondants pour les sauvegardes.

Les conditions physiques du local d’archivage doivent être strictement respectées : absence d’humidité excessive, température stable, bonne ventilation, protection contre la lumière directe et équipement de prévention incendie. Il est déconseillé d’utiliser des caves inondables ou des espaces traversés par des tuyauteries.

Étape 4 : organiser la conservation et les accès

La conservation des documents archivés exige une gestion rigoureuse des droits de consultation. Un système d’autorisations hiérarchisées doit être mis en place : seules les personnes habilitées peuvent accéder aux archives, et chaque consultation est enregistrée dans un registre.

Pour les documents électroniques, la conservation implique de maintenir leur intégrité dans le temps et d’anticiper l’obsolescence des formats. La migration technologique des données numériques doit être planifiée régulièrement.

Les archives doivent par ailleurs être accessibles dans des délais maîtrisés : une demande de restitution doit pouvoir être honorée rapidement, que les archives soient stockées sur site ou externalisées. Les plateformes d’archivage numérique et les logiciels de GED facilitent la recherche et l’accès à distance.

Étape 5 : garantir la sécurité des archives

La sécurité documentaire est une priorité qui s’applique aussi bien aux archives physiques qu’aux données numériques.

Comment sécuriser les archives physiques et numériques ?

Pour les archives physiques, les mesures indispensables comprennent des locaux verrouillés équipés de systèmes d’alarme, une limitation stricte des accès aux personnes autorisées, une assurance couvrant les risques d’incendie, d’inondation et de vol, et des caméras de surveillance.

Pour les archives numériques, la sécurité passe par un pare-feu, un chiffrement des données, un système de gestion des accès avec mots de passe forts, et des sauvegardes régulières sur des supports distincts. Le respect du RGPD est obligatoire pour tout document contenant des données personnelles : identification des données concernées, définition d’une durée de conservation conforme, tenue d’un registre des traitements et procédure de destruction sécurisée en fin de cycle.

Pour une vision complète des mesures de sécurisation, consultez notre article spécial entreprise consacré à la sécurisation des archives physiques.

Étape 6 : détruire ou classer définitivement les archives

La destruction des archives en fin de durée légale de conservation est une étape réglementée. Elle ne peut intervenir qu’à l’issue de la période minimale légale et doit faire l’objet d’une documentation précise.

Un bordereau de destruction est établi pour chaque ensemble de documents éliminés, indiquant la nature des pièces, la date de destruction et le motif. Pour les documents papier, la destruction par déchiquetage sécurisé est recommandée. Pour les données numériques, l’effacement est réalisé selon des protocoles garantissant l’irréversibilité.

Certains documents à valeur patrimoniale ou historique ne sont jamais détruits : ils sont classés définitivement. C’est le cas de certains procès-verbaux, statuts ou documents fondateurs de l’entreprise.

Étape 7 : former le personnel et envisager l’externalisation

Même le système d’archivage le plus performant peut être compromis par des erreurs humaines. La formation des collaborateurs aux procédures d’archivage est donc une condition de pérennité du dispositif.

Quels avantages l’externalisation apporte-t-elle ?

L’archivage externalisé auprès d’un tiers-archiveur professionnel présente plusieurs avantages concrets. Les archives sont stockées dans des locaux sécurisés, certifiés et dédiés à cet usage, avec un niveau de protection bien supérieur à ce qu’une entreprise peut généralement assurer en interne. L’externalisation permet aux entreprises de se décharger de la gestion opérationnelle et de bénéficier de l’expertise d’un professionnel qui connaît toutes les exigences légales.

Les coûts liés à l’espace de stockage, à la sécurité et aux risques de non-conformité sont réduits.

La destruction sécurisée des documents obsolètes est prise en charge par le prestataire. Des services de consultation à distance permettent d’accéder aux archives rapidement, même après externalisation.

L’externalisation est pertinente dès que l’entreprise ne dispose pas de la taille suffisante pour organiser en interne un véritable service d’archives, ou lorsque les contraintes d’espace, de sécurité et de conformité dépassent ses capacités. Pour en savoir plus sur les procédures à mettre en place, consultez notre guide sur les procédures d’archivage des documents en entreprise.

Ce qu’il faut retenir des 7 étapes pour réussir son archivage en entreprise

Réussir son archivage en entreprise n’est pas une opération ponctuelle mais un processus continu, structuré en sept étapes complémentaires. L’évaluation des besoins et l’identification des documents posent les fondations du système. Le stockage, la conservation et la sécurité garantissent l’intégrité des archives. La destruction documentée libère de l’espace tout en respectant la loi. La formation du personnel et l’éventuelle externalisation assurent enfin la pérennité et la conformité du dispositif dans le temps.

Service de Destruction d'archives confidentielles Les experts d’Arcalys traitent chaque archive dans le respect de leur durée légale de conservation, selon les délais réglementaires des documents.

FAQ

Quelle est la différence entre archives courantes, intermédiaires et définitives ?

Les archives courantes sont les documents actifs, utilisés régulièrement dans l’activité quotidienne (contrats en cours, dossiers actifs). Les archives intermédiaires sont des documents clos mais encore soumis à leur durée légale de conservation : ils sont moins consultés et peuvent être déplacés vers un local dédié. Les archives définitives sont des documents conservés de façon permanente pour leur valeur patrimoniale ou historique, indépendamment des durées légales.

Combien de temps faut-il pour mettre en place un système d’archivage efficace ?

Le délai dépend du volume des archives existantes et de la complexité organisationnelle. Un audit initial prend généralement de un à plusieurs jours. La mise en œuvre du plan d’archivage, incluant le classement physique des archives existantes, peut s’étaler de quelques semaines à plusieurs mois pour une organisation de taille moyenne. L’externalisation accélère ce processus en confiant les opérations à des professionnels.

Qu’est-ce qu’un logiciel de GED et à quoi sert-il pour l’archivage ?

Un logiciel de GED (Gestion Électronique des Documents) est un outil permettant de stocker, organiser, rechercher et consulter des documents numériques. Il facilite l’indexation des archives, automatise les alertes de délais de conservation, gère les droits d’accès et permet une recherche rapide par mots-clés ou métadonnées. Il constitue un outil fondamental pour toute entreprise gérant un volume important de documents électroniques.

Comment s’assurer que l’archivage est conforme au RGPD ?

La conformité RGPD implique d’identifier tous les documents contenant des données personnelles, de définir une durée de conservation justifiée et proportionnée, de documenter les traitements dans un registre, de mettre en place des mesures de sécurité adaptées et de prévoir une procédure de destruction irréversible en fin de cycle. Pour les sous-traitants (prestataires d’archivage), un contrat de traitement de données conforme à l’article 28 du RGPD est obligatoire.

Un prestataire d’archivage peut-il garantir la confidentialité des documents ?

Oui. Les tiers-archiveurs professionnels sont soumis à des obligations contractuelles strictes en matière de confidentialité. Leur personnel signe des engagements de confidentialité. Les documents sensibles sont placés dans des contenants opaques portant uniquement un code-barres sans indication de contenu. Les locaux de stockage sont sécurisés par des systèmes de badges, codes d’accès et caméras. Les normes ISO applicables (notamment ISO 15489) garantissent le respect de ces exigences.

 

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